lundi, novembre 21, 2005

St Louis, salon des 40
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Dans la famille SKYPE, je demande le père (c’est moi..). SKYPE, c’est quand même fantastique: gratuit, de qualité et facile à utiliser, puisque même Jocelyne s’en sert. Tiens mon PC sonne ! C’est Alexandre !





Ce week-end (12-13 Nov) il y avait le Salon des 40 à St Louis. Pour les malchanceux qui habitent ailleurs, les 40 en question n’ont rien à voir avec Ali Baba, mais sont le nombre des exposants. Il faudra un jour que je sache pourquoi ce nombre et pas un autre (peut-être qu’il y a bien un rapport avec la fameuse caverne). Bref, il s’agit d’exposer des artistes amateurs ou pour le moins semi-professionnels. La qualité des œuvres est très variable d’une année à l’autre ; cette année était un grand cru. A part 2 ou3 croutes (non, pas plus) dont celles d’une « pro » ( ?!?), c’était un foisonnement de techniques diverses, de sujets originaux, figuratifs aussi bien qu’abstraits. Mention spéciale pour la sculpture et la céramique
Visite (pas guidée).























Pas mal, non ?En face, ce sont les d’jeunes (de CM2 à Terminales) qui exposent sous l’égide du Rotary Club.Extraits. Il y a malheureusement pas mal de réflexions. Les quelques tremblotis sont de moi, mais je trouve le résultat plutôt esthétique (« et modeste avec ça ! »)














Et pour terminer, une petite photo de l’applique achetée récemment, un cube translucide avec 2 cotés colorés.

lundi, novembre 14, 2005

Madrid, lundi 24 octobre
La salle du petit déjeuner est bondée. On entend des accents français, il y en a même un qui fume (mais c’est un Espagnol). Du point de vue tabagie, l’Espagne est à la traine ou plutôt à la pointe, je veux dire qu’ils fument comme des pompiers. Cet été nous avons été agréablement surpris par la législation et la discipline des Italiens : les lieux publics sont entièrement non-fumeurs, sauf à l’extérieur. Et ça marche. Je comprends d’autant moins qu’en France nous ne soyons pas capables d’imposer la même chose.
Au programme de la journée : le vieux Madrid, quelques églises, la place d’Espagne, la place de Colomb, les boutiques chics et moins chics. Puis métro et avion.
Allons-y. Bonjour Mr. Garcia Lorca ! (plaza de Santa Ana)
Un peu plus loin, 1ier arrêt shopping, des petits trucs in-trou-va-bles chez nous. Marie-Charlotte s’offre (ou se fait offrir, je ne sais plus) un gilet ma foi pas mal. Retour sur la plaza Mayor (et de 3) puis navigation en direction de l’église San Franscico El Grande. Au passage nous rentrons dans la Basilica Pontifica de San Miguel ; tiens un office (un lundi matin à 9h30) et le confessionnal est occupé. Je pensais que cela faisait plus de 20 ans que la Confession a été abolie. Sans parler de « rétrogrades », je pense pour le moins que les Espagnols sont un tantinet « traditionalistes ». En peu plus loin, la « plaza de la Paja » que nous n’avons pas pu apprécier à sa juste mesure (bâtiments médiévaux) parce qu’en fait elle servait à ce moment là de cour de récréation.
Arrivés à l’église San Franscico, à l’origine un monastère, puis une caserne, puis une sorte de Panthéon, nous découvrons qu’une messe est en cours… Zut, il faut se contenter de rester discrètement dans le fond.
Cap au nord vers le mur Arabe dont les vestiges formaient le mur d’enceinte de Mayrit, la future Madrid. Ce n’est pas impressionnant. Sous l’escalier qui mène au pied du mur, des sortes de niches servent de logis à des clochards. Du coté intérieur du mur, des vestiges Wisigoths.




Nous entrons maintenant dans la Catedral de la Almudena. Surprise ! Une messe ! Nous découvrirons ensuite qu’il y a une deuxième entrée face au palais royal. Toujours est-il que cette cathédrale est bien étriquée, basse de plafond (très basse même) et en travaux. Peut-être que l’autre partie que nous n’avons pas vue est plus conforme à l’idée que l’on se fait d’une cathédrale.

Nous longons rapidement le Palais Royal reconstruit par Philippe V (un Bourbon) sur le modèle de Versailles.

Prochaine étape : la Place d’Espagne, célèbre pour sa statue de Don Quichotte et l’immeuble « Edificio de Espana » bâti sous Franco dans le plus pur style américain des années avant-guerre.



Changement de cap, on vire à l’est, dans la Gran Via. Midi est déjà passé. La fatigue s’installe un peu, il serait temps de faire une pause. Jocelyne ayant d’autres plans, il va falloir que je ruse, invoquant la faiblesse de ma vessie; en m’attendant, elle découvre que nous sommes dans un bar à tapas (heureux hasard..) et nous nous installons au bar pour casser une petite croûte.
Rassasiés, nous déambulons dans le quartier de la Chueca, quartier « alternatif » avec plein de boutiques intéressantes, pour déboucher sur la Plaza de Colon.




J’ai bien aimé l’immeuble année 50, occupé il me semble par la Telefonica.
Nous musardons maintenant de l’autre coté de la grande artère Paseo de la Castellana. Les boutiques sont plutôt luxueuses par ici et heureusement fermées. C’est l’heure du déjeuner pour les espagnols.



Drivés de main de maître par Jocelyne, nous débouchons sous un pont qui sert de musée en plein air. C’est vraiment super.



Bien, maintenant c’est vraiment la fin, il va falloir trouver la station de métro et en route vers l’aéroport et la maison. Ah, une avant-dernière photo, cet immeuble tout paré de plexiglas est vraiment splendide !





Adios Madrid !! D'accord, une photo du métro c'est pas très original, mais c'est la dernière que j'ai prise.

lundi, novembre 07, 2005

Bien, il est temps de "finir" cette visite de Madrid. Les week-ends sont trop courts pour tout faire, y compris ne rien faire.
Flashback. Madrid, dimanche 23 Octobre, 10h30.
Nous sortîmes donc du Prado. Le musée suivant n’est pas bien loin, presqu’en face de la gare d’Attocha, celle qui avait subi les attentats terroristes. Les commémorations ne sont pas tellement mon style et la largeur de la chaussée à traverser m’a dissuadé d’aller faire un tour dans la gare ; je suppose qu’il y a un petit mémorial pour rappeler le drame. Je me suis contenté d’avoir une courte pensée pour les victimes pendant que je photographiais la gare en arrière-plan.



Le musée de la Reine Sophie est installé dans un superbe bâtiment, un ancien hôpital. Malheureusement, les photos sont interdites, ce qui fait que je n’ai pris que l’extérieur : les ascenseurs, la manif de Colombiens pour l’annulation de leur dette (si j’ai bien compris), les vendeurs ambulants. Le musée expose de l’art moderne, du « bon » que l’on comprend, pas des trucs à base de tas de charbon et petits papiers ou lunette de WC peinte en orange, non, du bon vieux Picasso, Miro et autres Dali. En fait il y a une pléthore d’artistes (98%) que je ne connais pas et dont les œuvres nous ont bien plu. De temps en temps on croit reconnaitre un style ou une école : « tiens un … » qui nous permet d’étaler notre ignorance. Il y avait une œuvre particulièrement rigolote : à priori il s’agissait d’anodins rouleaux de tickets de caisse déroulés par terre ; en fait ce tas dissimulait aussi un appareillage (invisible) qui faisait bouger ces bandes de papier à intervalles plus ou moins réguliers. Donc c’est à la fois statique, dynamique et sonore. Pour finir j’ai quand même « volé » quelques photos, celle d’une bibliothèque faite de bouts de bois, un tableau inspiré de Matisse et le Calder de la cour intérieur.

Et de deux. Il est midi passé. Je sais, nous ne trainons pas. En fait je ne comprend pas les gens qui restent des heures dans un musée : il est impossible de tout retenir et à moins d’avoir de solides références qui permettent d’apprécier les différents auteurs, on sature vite. En dernier lien, paradoxalement, déambuler fatigue vite. Un petit café à la cafeteria et avanti populo, direction le parc du Retiro (du repos si je ne m’abuse).

Re-traversées des chaussées au péril de notre vie : le conducteur espagnol ne supporte pas de voir un piéton sur la route et se sent obligé d’accélérer pour essayer de l’écraser.

Le parc du Retiro, comme tous les parcs un dimanche après-midi est envahi par les familles en promenade. Un garde siffleur rappelle avec véhémence (et souffle) qu’il est interdit de marcher sur l’herbe. Un petit lac accueille les pagailleurs (tient il n’y a pas de pédalos !). Plus loin il y a deux pavillons, dont l’un pompeusement dénommé « pavillon de cristal » est une serre qui a servi à l’Exposition Universelle de Londres en 1897. Ce jour là, il servait d’écrin à des œuvres à base de plexiglas. Super ! (encore « super », quelqu’un pourrait-il me prêter un synonyme ?). Les photos (interdites..) parlent d’elles même. La visite était gratuite -encore une- mais j’aurais payé sans rechigner.

L’après-midi est maintenant bien avancé. En guise de déjeuner, Marie-Charlotte s’est acheté un sachet de riz soufflé ; à défaut d’être gastronomique, ça remplit l’estomac. En route vers le 3ième et dernier musée, le « Thyssen ». Il s’agit d’un musée de collectionneur où bien entendu il est interdit de photographier. Vu la faible luminosité ambiante, cela serait de tout manière difficile sans flash et sans pied. Celui-là il est payant. Bref, qui dit « collection » dit « thème ». Il me semble que le thème est l’évolution historique de la peinture en Europe (à vérifier sur le site internet). Toujours est-il que l’on ne perçoit pas toujours l’intérêt pictural de certaines œuvres : ce n’est pas « beau », ni coloré, plutôt sombre et pauvre en éléments, style forêt au couchant avec cerf entre 2 arbres. Oui, en fait, malgré la présence de quelques toiles dignes d’intérêt, l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous. Nous en sommes ressortis sans image particulière.

Marie-Charlotte était plutôt contente de pouvoir retourner à l’hôtel, parce que le matin elle y avait découvert une borne internet gratuite.
Jocelyne et moi repartons à la découverte du vieux Madrid, au rythme de la promenade.
Plaza Mayor (Jocelyne disait toujours « playa » ce qui avait le don d’irriter l’oreille linguistique de Marie-Charlotte). En plein jour nous pouvons admirer la façade peinte. Il y a aussi des petits malins qui ont trouvé comment se faire de l’argent avec une bouche d’aération et quelques rouleaux de papier hygiénique. Manquait plus qu’une Marylin.
Tiens un magasin de fringues ouvert le dimanche ! Sur la base des économies réalisées avec les visites gratuites, Jocelyne décrète qu’elle « peut » bien acheter un petit « haut » pour Marie-Charlotte. Effectivement c’est pas mal et Marie-Charlotte est toute contente quand nous la retrouvons à l’hôtel où elle est en liaison MSN avec sa cousine et des copines.
20 heures : il est temps d’aller diner. Le premier restaurant n’ouvre que dans une demi-heure, alors va pour le suivant. Nous mangeons presque sur le pouce et pas vraiment espagnol, à savoir sushis et salade… Les tapas se sera pour demain.
Hop au lit, via MSN-bis pour la digestion de Marie-Charlotte. Il y a moins de monde dehors, surtout nettement moins de voitures que hier soir. La nuit sera calme.

samedi, octobre 29, 2005

Dimanche 23 Octobre matin, après une courte nuit, lever aux aurores, enfin je veux dire à 8h. Un petit coup d’œil au programme de la journée : surprise les musées publics sont gratuits le dimanche, on va pouvoir faire des économies (*). En attendant, on inverse l’ordre des visites et nous commençons par le Prado.
(*) hum, jusqu’à ce que Jocelyne visite la première boutique.
Au passage, Marie-Charlotte nous fait remarquer les personnages sur une façade. Bonjour Monsieur ! Bonjour M’dame ! Comme prévu, l’entrée du musée est super rapide. Ça vous change du Louvre avec sa queue de 10 kms de Japonais, enfin je veux dire de visiteurs à 9 heures du matin, un dimanche matin, sous la pluie.


Nous sommes contents et ça se voit. La deuxième bonne surprise ce sont les toiles. Je m’attendais à une succession de croutes sombres et ennuyeuses. Et bien pas-du-tout, c’est coloré, gai (enfin pas triste) et varié. Les peintres étaient quand même de sacrés loustics. De temps en temps, ils se f… visiblement du modèle ou du commanditaire, de préférence une tête couronnée.



Extraits : Séquence « on s’amuse » (admirez l’effet de la louche en bois sur la dame)







Séquence « nous aussi on s’amuse ». C’est sympa les musées où l’on peut photographier, on est d’autant plus curieux des détails.

A propos de photographier, les photos sont un peu floues (début de Parkinson..), parce que le flash est interdit (on ne peut pas tout avoir).







Séquence « sans les mains ».
Appréciez la précision du jet. Franchement, j’espère qu’un jour on ne découvrira pas que le sein de la dame n’est qu’un repeint… Pour les malvoyants, la dame envoie une giclette de lait à partir de son sein droit. Le moine est un Saint (lui aussi), dont j'ai oublié le nom.






Séquence « retour dans le futur ».
J’ai cru reconnaître la grand-mère de Mimie Maty. Le tableau est archi connu et traité comme une photo. Merci Goya (non pas Chantal, l’autre).





Séquence « Urgences ». Sous-titre: "Madame Guillaume Tell peu avant son divorce"








Séquence « petits nuages », ce coup-ci avec laVierge.
Greco a un coup de pinceau / graphisme que je qualifierais (humblement, j’y connais pas grand-chose à la peinture), que donc, je qualifierais de « moderne ». Le spectacle est dans le sujet plus que dans les couleurs.




Séquence « Grosse Bouffe ». Ma foie (*), s’il aime.

(*)Oui, je ne peux m’empêcher de tomber dans la facilité.







Séquence « oh la sale bête, quelle est vilaine ». C'est un beau serpent, plus proche du dragon, qui ne semble pas impressioner outre mesure le petit angelot roupilleur.






Et pour finir, j’ai lu que la mode masculine va opérer un retour aux sources de l’élégance. Pour Noël, pensez à offrir une panoplie « Louis XIV » à votre papa, euh, enfin, vous n’êtes pas vraiment obligés, une cravate c’est bien aussi –quoique plus traditionnel-.








Gros plan sur les dentelles.








Fin de la visite. Le musée se remplit peu à peu (peut-être les Japonais qui ont fini le Louvre). C’était chouette. Pour en revenir au Louvre, comme disait quelqu’un « c’est pas à comparaître », il doit être 5 fois plus grand, mais au plaisir-o-mètre à égalité avec le Prado.




Hops ! Dehors. Photo souvenir. Et au suivant…