La salle du petit déjeuner est bondée. On entend des accents français, il y en a même un qui fume (mais c’est un Espagnol). Du point de vue tabagie, l’Espagne est à la traine ou plutôt à la pointe, je veux dire qu’ils fument comme des pompiers. Cet été nous avons été agréablement surpris par la législation et la discipline des Italiens : les lieux publics sont entièrement non-fumeurs, sauf à l’extérieur. Et ça marche. Je comprends d’autant moins qu’en France nous ne soyons pas capables d’imposer la même chose.
Au programme de la journée : le vieux Madrid, quelques églises, la place d’Espagne, la place de Colomb, les boutiques chics et moins chics. Puis métro et avion.
Allons-y. Bonjour Mr. Garcia Lorca ! (plaza de Santa Ana)Un peu plus loin, 1ier arrêt shopping, des petits trucs in-trou-va-bles chez nous. Marie-Charlotte s’offre (ou se fait offrir, je ne sais plus) un gilet ma foi pas mal.
Retour sur la plaza Mayor (et de 3) puis navigation en direction de l’église San Franscico El Grande. Au passage nous rentrons dans la Basilica Pontifica de San Miguel ; tiens un office (un lundi matin à 9h30) et le confessionnal est occupé. Je pensais que cela faisait plus de 20 ans que la Confession a été abolie. Sans parler de « rétrogrades », je pense pour le moins que les Espagnols sont un tantinet « traditionalistes ». En peu plus loin, la « plaza de la Paja » que nous n’avons pas pu apprécier à sa juste mesure (bâtiments médiévaux) parce qu’en fait elle servait à ce moment là de cour de récréation.
Arrivés à l’église San Franscico, à l’origine un monastère, puis une caserne, puis une sorte de Panthéon, nous découvrons qu’une messe est en cours… Zut, il faut se contenter de rester discrètement dans le fond.
Cap au nord vers le mur Arabe dont les vestiges formaient le mur d’enceinte de Mayrit, la future Madrid. Ce n’est pas impressionnant. Sous l’escalier qui mène au pied du mur, des sortes de niches servent de logis à des clochards. Du coté intérieur du mur, des vestiges Wisigoths.
Nous entrons maintenant dans la Catedral de la Almudena. Surprise ! Une messe ! Nous découvrirons ensuite qu’il y a une deuxième entrée face au palais royal. Toujours est-il que cette cathédrale est bien étriquée, basse de plafond (très basse même) et en travaux. Peut-être que l’autre partie que nous n’avons pas vue est plus conforme à l’idée que l’on se fait d’une cathédrale.
Nous longons rapidement le Palais Royal reconstruit par Philippe V (un Bourbon) sur le modèle de Versailles.
Prochaine étape : la Place d’Espagne, célèbre pour sa statue de Don Quichotte et l’immeuble « Edificio de Espana » bâti sous Franco dans le plus pur style américain des années avant-guerre.
Changement de cap, on vire à l’est, dans la Gran Via. Midi est déjà passé. La fatigue s’installe un peu, il serait temps de faire une pause. Jocelyne ayant d’autres plans, il va falloir que je ruse, invoquant la faiblesse de ma vessie; en m’attendant, elle découvre que nous sommes dans un bar à tapas (heureux hasard..) et nous nous installons au bar pour casser une petite croûte.
Rassasiés, nous déambulons dans le quartier de la Chueca, quartier « alternatif » avec plein de boutiques intéressantes, pour déboucher sur la Plaza de Colon.
J’ai bien aimé l’immeuble année 50, occupé il me semble par la Telefonica.Nous musardons maintenant de l’autre coté de la grande artère Paseo de la Castellana. Les boutiques sont plutôt luxueuses par ici et heureusement fermées. C’est l’heure du déjeuner pour les espagnols.
Drivés de main de maître par Jocelyne, nous débouchons sous un pont qui sert de musée en plein air. C’est vraiment super.
Bien, maintenant c’est vraiment la fin, il va falloir trouver la station de métro et en route vers l’aéroport et la maison. Ah, une avant-dernière photo, cet immeuble tout paré de plexiglas est vraiment splendide !
Adios Madrid !! D'accord, une photo du métro c'est pas très original, mais c'est la dernière que j'ai prise.