mardi, novembre 14, 2006

Voyage au Japon.
Bâle-Mulhouse 18:00. L’enregistrement est relativement rapide. On a fini par s’habituer de se déshabiller à moitié lors du contrôle sécurité. Nous pourrons constater au retour que les Japonais sont un peu plus prévenants pour les passagers : ceux qui doivent se déchausser (principalement les dames) ont droit à des savates, pour éviter de marcher en chaussettes. Les mauvaises langues pourront toujours dire que les sols européens sont plus propres. Bon, un massage plus tard (« non monsieur, je ne suis pas armé »), c’est parti.

A Paris l’avion est à l’heure. Nous avons le temps de dormir, d’autant plus que ce trajet débute la nuit.


A l’arrivée, 17 :00 heure locale, il fait aussi nuit. Nous échangeons nos bons (« vouchers » en anglais) contre des Pass JR, non sans mal, puisque mon bon n’était pas bon : un certain Mr. Spinelli a dû avoir aussi quelques soucis –puisqu’en fait c’est moi qui avait son bon bon. Peut-être avait-il le mien, nous ne saurons jamais. Nous prenons donc la navette pour l’hôtel (Keio Plaza à Shinjuku, pub gratuite). Alors que ces dames vont ce coucher, je vais faire un tour « en ville », plus précisément autour de la gare de Shinjuku. Et ma foi, nous sommes au Japon, je m’offre quelques sushis dans un micro-restaurant de la galerie souterraine.









Le lendemain, en ouvrant les rideaux, superbe vue sur le bâtiment du Gouvernement de la Métropole.
Après notre premier petit déjeuner japonais, délicieux, Jocelyne nous concocte un de ses plans d’enfer : là, là et là. Je pense que nous avons marché pas loin de 8 kms ce premier jour.

Premières découvertes : hier j’avais déjà pu constater que l’on reçoit une lavette avec la nourriture (en fait, nous constaterons que c’est systématique), les japonais roulent à gauche, les trains passent en pleine ville, les restaurants affichent leur carte sous forme de plats factices, les fils électriques sont aériens.
Premier parc et temple à Meji Jinku.
Chouette ! Un mariage ! La mariée est en train se mettre en place pour la photo ; enfin « on » la met en place. 15, 20, 30 minutes. Ça dure, la pauvre semble aussi trouver le temps long.
Enfin « monsieur » la rejoint et la séance peut commencer ; nous avons bien crû qu’elle allait craquer.
Dans la cour d’à côté un autre cortège se met en place. Tiens elle est en blanc. Je pensais que le blanc est la couleur du deuil en Asie (donc à rajouter à ma liste, « au Japon on se marie en blanc »).





Cerise sur le gâteau, une petite fille en costume traditionnel passe par là avec sa maman, elle aussi en kimono. Alexandre nous expliquera plus tard qu’on emmène les enfants au temple pour leur 3ième, 5ième et 7ième anniversaire, pour leur porter chance dans la vie et les études.
Nous découvrons nos premières plaquettes votives ; il y en aura d’autres. Ce qui est étonnant, c’est qu’elles sont écrites dans toutes les langues : sans doute la «on ne sait jamais, des fois que ça marche » attitude et une peu de superstition.
En sortant du temple, Marie-Charlotte photographie on empilement d’objets colorés qu’elle croit être des lanternes et qui s’avéreront être des bonbonnes de saké, offrandes au temple.
La promenade continue dans une avenue commerçante (omotesando). Beaux immeubles de Hanae Mori et de Prada. Un peu plus loin, le guide de Jocelyne signale une super pâtisserie (Yoku Moku) ; c’est un bon tuyau. Nous nous sommes régalés de feuilletés aux pommes, Marie-Charlotte d’un Kouing-aman (en breton dans le texte) arrosés d’une sublime infusion.
Revigorés, nous partîmes en direction du parc impérial. Chemin faisant, nous errons dans un parc qui n’est pas celui que nous cherchions, avant d’en trouver l’entrée, fermée. Pas de chance. Au passage nous passons devant le Musée National d’art moderne, un bâtiment aux allures staliniennes dont Marie-Charlotte a « immortalisé » les 2 licornes extérieures.
Vers 16 :00 nous arrivons côté ouest du Parc Impérial : fermé. Un passant nous suggère d’en faire le tour pour aller le pont dont la photo sur notre guide. Juste avant qu’il fasse nuit et que les gardiens ferment le périmètre, nous avons encore le temps de l’admirer d’assez près.
Retour à l’hôtel en taxi, qui et se ne sera pas le dernier, nous « baladera » un peu : le trajet Shinjuku-hôtel qui prend 5 minutes à pied a bien duré un quart d’heure.
Nous ressortons pour aller manger des sushis dans un restaurant que j’avais repéré la veille. Suprême sacrifice à la couleur locale : au milieu des fumeurs ; nous n’avons pas trop trainé.

Au retour, Marie-Charlotte avait encore une petite faim, qu’elle a calmée avec un bol de nouilles-minute.