lundi, avril 09, 2007

Vendredi Saint, 6 avril.
Il fait beau, enfin. Les températures grimpent vite. J’en profite pour …bêcher (chacun son truc). L’après-midi, nous décidons avec Jocelyne d’aller faire un tour à dos de moto au pied des Vosges. Plus précisément à Munster, la patrie du fromage-qui-pue du même nom. En vérité, le « Munster » est fabriqué partout dans le coin, sauf à Munster.
D’après Jocelyne-les-bons-tuyaux il devait y avoir un salon de la moto. Zut ce n’est que dimanche et lundi. Un peu déçu, je compense en refusant ostensiblement de m’intéresser aux pâtisseries de Gilg (http://www.patisserie-gilg.com/), un pâtissier qui justifierait à lui tout seul ce trajet de 140 kms (aller-retour). Curieux comme à notre habitude, nous visitons une exposition d’aquarelles, sympas mais chères. Au passage nous admirons les cigognes sur les toits (ach c’est choli) et une Lotus Elise (aucun rapport entre les deux).

Pour le chemin du retour, je choisis le chemin des écoliers, à flanc de montagne : Gunsbach où vécut Albert Schweitzer, Turkheim superbement préservé du trafic et surtout Niedermorschwihr. Ce village niché dans le vignoble est parait-il célèbre au Japon par le biais d’un feuilleton (« soap opera » pour les anglophiles) s’y déroulant.
Au détour d’un virage, nous découvrons le curieux clocher au toit vrillé. Dans le village, les maisons à colombages serrées les unes contre les autres, s’offrent apprêtées à l’objectif des photographes : couleurs éclatantes et décorations affriolantes. C’est quant même beau l’Alsace.










Nous nous arrêtons, parce que c’est là qu’ « elle » officie, la Reine des Confitures. J’ai nommé Christine Ferber. A voir sa boutique de l’extérieur (« Relais des Trois Epis » si je ne m’abuse) on n’imaginerait pas sa renommée mondiale, enfin surtout en France et au Japon, pays d’exil de nombreux alsaciens (suivez mon regard ou le lien http://alexandrestarck.blogspot.com/).

Un petit chat porte-bonheur trône sur le réfrigérateur.
Les friandises sont sagement alignées sur les tables, les vitrines et les étagères : un troupeau de moutons, des « lamalas » (orthographe non garantie), comme il se doit enrubanés et piqué d'un étendard "Joyeuses Pâques" (des fois qu'on aurait oublié). En fait, le magasin vend aussi des légumes –joliment présentés- des journaux, des poteries artisanales (dont des moules à « lamala ») et bien sûr des livres de Christine Ferber, même qu’il y en avait un en japonais.
Lestés de quelques achats (cette fois-ci j’ai craqué) nous reprenons la route du retour.





Finalement nous reviendrons à Munster le dimanche, pour voir ce fameux salon. Comme souvent, il vaut plus par ses à-cotés; 5 Euros l'entrée était définitivement hors de prix (hum, j'ai pas dit que j'ai payé).