dimanche, novembre 25, 2007

Strasbourg, 24 Novembre

Nous voilà donc à Strasbourg. Le hasard fait bien les choses, les marchés de Noël ouvrent aujourd’hui. Ils sont disséminés un peu partout, chacun avec un thème différent. Et surtout, surtout, SANS musique. Ouf, pas de « petit papa Noël » ni de « mon beau sapin ». A dire vrai, on en a bien entendu quelques échos, joués par un orgue de barbarie (déjà rien que le nom…), mais cela a été bref.
Le rendez-vous est à la gare fraichement rénovée, les « parisiens » arrivant en Shinkansen-TGV et les « locaux » en Tortillard Exclusivement Régional (TER). Shimako, Yatsuko et Satoko peuvent presque se croire chez elles, au nombre de touristes japonais qui débarquent- En fait, c’est aussi la semaine du tourisme avec le Japon.

Il fait froid, à peine au dessus de 0 degré. En avant, direction la Petite France, via la Grand-Rue. Il y a plus direct, mais Jocelyne nous a concocté un itinéraire passant devant un magasin de thé, « le Thé des Muses ».




Superbe idée. Non seulement ils ont un choix immense de thés de qualité, une salle de dégustation, mais ils connaissent parfaitement leurs produits. Nous choisissons un Pu Er peu fermenté et Yatsuko se fait un matcha.

Au prochain arrêt Alexandre nous fait goûter du vin chaud. Avec la musique, c’est la deuxième chose que je déteste sur les marchés de Noël : cette odeur de vinasse chaude qui flotte. Mais là, franchement, il est bon.
Nous flânons dans la Petite France, le long des canaux. Il est midi, Marie-Charlotte nous rejoint. Le repas est encore loin, la réservation au Strissel n’est que pour 13h30. C’est finalement le temps qu’il nous faudra pour y arriver. Explication : on marche (très) doucement et on s’arête souvent. Nous en profitons pour faire provision de pains d’épice chez Mireille Oster (pub gratuite http://www.paindesoleil.com/ensemble.htm). La vendeuse semble épuisée de nous avoir présenté tout l’assortiment du magasin.


La place Gutenberg accueille un marché de Noël (il y en a partout) dont le thème est la solidarité. Ce sont des Canadiens qui tiennent les stands. L’accent du Québec fait remonter la température d’au moins 2 degrés.

Au Strissel, rien à dire, c’est de la brasserie alsacienne d’Alsace : choucroute, choucroute et choucroute, cop au vin, salade mêlée (à la strasbourgeoise, à savoir cervelas + emmental), servis avec l’accent local.

L’estomac calé et le plein de calories fait, c’est reparti pour un tour de la cathédrale. La foule est dense. Alexandre et Satoko s’offrent une nappe Beauvillé. La moyenne se maintient et nous bouclons la boucle vers 16h00 à l’horloge astronomique (il est donc 16h30).













Même les petits cochons sont déguisés en Père Noël, c'est "kawai"...





Vers 17h, la nuit tombe. Tout doucement nous mettons le cap sur la gare par un large crochet autour de la place Kléber. La dernière « bonne adresse » de Jocelyne, la pâtisserie Riss, s’avère bondée. Alexandre nous trouve une solution de repli dans l’établissement d’à coté où nous finissons les « manale » que Jocelyne, dans un beau réflexe, avait acheté en sortant.

Il reste un dernier geste symbolique (rituel ?) d’une journée en Alsace : l’achat d’un Munster. Nous retournons donc au marché des « Petits Producteurs Irréductibles ». Faire déguster du Munster à des japonais, c’est déjà pas mal (en général, on ne touche pas la nourriture avec les doigts au Japon), mais en plus sans baguettes, cela devient un exercice de Fort Boyard : ces dames l’ont fait (bravo).
Les mains encombrées de paquets, de sacs, de pains d’épices, de bouteilles et de choses plus ou moins odorantes, nous rejoignons le quai numéro 1 où il faut bien se quitter, Paris n’étant pas à coté de Saint Louis et vice-versa.
Ce fut une belle journée. A quand un marché de Noël au Japon ?

lundi, avril 09, 2007

Vendredi Saint, 6 avril.
Il fait beau, enfin. Les températures grimpent vite. J’en profite pour …bêcher (chacun son truc). L’après-midi, nous décidons avec Jocelyne d’aller faire un tour à dos de moto au pied des Vosges. Plus précisément à Munster, la patrie du fromage-qui-pue du même nom. En vérité, le « Munster » est fabriqué partout dans le coin, sauf à Munster.
D’après Jocelyne-les-bons-tuyaux il devait y avoir un salon de la moto. Zut ce n’est que dimanche et lundi. Un peu déçu, je compense en refusant ostensiblement de m’intéresser aux pâtisseries de Gilg (http://www.patisserie-gilg.com/), un pâtissier qui justifierait à lui tout seul ce trajet de 140 kms (aller-retour). Curieux comme à notre habitude, nous visitons une exposition d’aquarelles, sympas mais chères. Au passage nous admirons les cigognes sur les toits (ach c’est choli) et une Lotus Elise (aucun rapport entre les deux).

Pour le chemin du retour, je choisis le chemin des écoliers, à flanc de montagne : Gunsbach où vécut Albert Schweitzer, Turkheim superbement préservé du trafic et surtout Niedermorschwihr. Ce village niché dans le vignoble est parait-il célèbre au Japon par le biais d’un feuilleton (« soap opera » pour les anglophiles) s’y déroulant.
Au détour d’un virage, nous découvrons le curieux clocher au toit vrillé. Dans le village, les maisons à colombages serrées les unes contre les autres, s’offrent apprêtées à l’objectif des photographes : couleurs éclatantes et décorations affriolantes. C’est quant même beau l’Alsace.










Nous nous arrêtons, parce que c’est là qu’ « elle » officie, la Reine des Confitures. J’ai nommé Christine Ferber. A voir sa boutique de l’extérieur (« Relais des Trois Epis » si je ne m’abuse) on n’imaginerait pas sa renommée mondiale, enfin surtout en France et au Japon, pays d’exil de nombreux alsaciens (suivez mon regard ou le lien http://alexandrestarck.blogspot.com/).

Un petit chat porte-bonheur trône sur le réfrigérateur.
Les friandises sont sagement alignées sur les tables, les vitrines et les étagères : un troupeau de moutons, des « lamalas » (orthographe non garantie), comme il se doit enrubanés et piqué d'un étendard "Joyeuses Pâques" (des fois qu'on aurait oublié). En fait, le magasin vend aussi des légumes –joliment présentés- des journaux, des poteries artisanales (dont des moules à « lamala ») et bien sûr des livres de Christine Ferber, même qu’il y en avait un en japonais.
Lestés de quelques achats (cette fois-ci j’ai craqué) nous reprenons la route du retour.





Finalement nous reviendrons à Munster le dimanche, pour voir ce fameux salon. Comme souvent, il vaut plus par ses à-cotés; 5 Euros l'entrée était définitivement hors de prix (hum, j'ai pas dit que j'ai payé).

mardi, mars 13, 2007

Pop’art à Uffheim.
Après 16 ans de bons et loyaux services, la table sur la terrasse a rendu ses boulons. L’assise était devenue dangereuse et il était temps d’en changer. Je l’ai donc démontée. Après un court passage dans le jardin, les planches sont maintenant dans la cave (intéressant, non ?).
Tout ça pour dire que suite à ce changement, j’ai agrandi le dallage de la terrasse, pour former maintenant un carré. Pour atténuer le contraste entre les anciennes dalles un peu vertes et les nouvelles, passablement grises, Jocelyne a suggéré à Marie-Charlotte de les décorer. Le résultat est pas mal, non ? Même le chat a apprécié, à sa manière, en lêchant la peinture.

dimanche, février 04, 2007

(ceci est un message personnel)
Joyeux anniversaire Alexandre!
Jocelyne t'a selectionné quelques photos de tes albums; à ce rythme là, j'en aurai pour 90 ans à les publier toutes.
Tout a commencé dans les bras de maman









et de "Julie".






Curieux de tout, tu apprendras le tricot. Des années plus tard, cette agilité manuelle t'a certainement servie pour améliorer tes scores à la Nitendo.




L'Alsace c'est bien beau, mais l'appel de Paris se fait déjà sentir. Un premier repérage t'a permis de gagner tes galons de musicien.

La deuxième campagne fut plus militaire et te conduisit sur les Champs Elysées un matin de Juillet 2002.








Ah! que la famille était fière de son légionnaire(1)!


Allez, promis, l'année prochaine c'est moi qui choisis. En attendant, porte-toi bien.

(1) je sais bien que tu n'étais pas légionnaire, mais c'est pour la rime.

samedi, janvier 27, 2007

24 janvier: il neige. Vite deux trois photos avant qu'elle fonde.










Juste un peu avant, Jocelyne avait invité ses copines au resto (du coeur?). Apparemment ça c'est bien passé.







Quant à moi, je prépare mon déménagement de Zürich:
vds table 4-8 personnes, ronde extensible en bouleau, 99.- CHF à débattre.. Tél 078 604 93 xx