En Avril,
Ne te découvre pas d’un fil,
En Mai,
Fait ce qui te plait.
Avril. Mes débuts chez Avaloq à Zürich. Je renoue avec les nuits courtes et les voyages en train (presque 4 heures pas jour). Accessoirement je me suis remis au jogging, le temps de correspondance à Bâle étant souvent très court (la ponctualité suisse est une légende); mon meilleur temps : 1mn30 du quai 7 au quai 35.
Par certains aspects, Avaloq (http://www.avaloq.com/) pourrait être une boîte américaine : tutoiement pour tout le monde (le big boss, c’est « Franz », de son vrai prénom Francisco), des jeux vidéos dans les espaces cafétéria, un billard, café et thé et même soupe à tous les étages, corbeilles de fruit, pas de pointeuse. Une différence de taille : on y parle le Switzerdütsch, version zürichoise.Les salles de réunion, nombreuses, ont un nom de ville, ce qui donne des agendas du style « 8:30 – Genève, 10:00 New York, 14:00 Tokio). Nous travaillons dans un espace ouvert sans cellules cloisonnées.
Tous les vendredis la Direction offre les croissants du « gipfeli meeting » (gipfeli = croissant). C’est l’occasion pour la Direction Générale de livrer quelles nouvelles fraîches.
Avril a aussi été le mois des motos : adieu 850 RT et Fazer.L'acheteur de la Fazer est venu avec un copain de Paris. Après les négociations et l'emballage de la deuxième selle, c'est le départ pour une course contre la montre avec la pluie (ils ont gagné).
Bonjour 1200 RT. La nouvelle c’est presque une voiture : chauffage à tous les étages (mains, selle), suspension réglable au guidon, régulateur de vitesse. Je n’ai pas pris la radio, parce que je ne vois pas l’intérêt d’en faire profiter tout le voisinage en roulant.
Avril c’est Pâques, mon anniversaire et la nature qui s’éveille. La glycine a fleuri généreusement, embaumant l’extérieur et toutes les chambres.
Fin du mois, je tombe sur une annonce qui propose un studio à 20 minutes à pied du bureau. Alors que l’annonce est parue ce matin, à midi je suis déjà le 3ième visiteur. Bigre, la compétition s’annonce (elle aussi) rude. Trois jours plus tard, après quelques fax, mails et coups de téléphone, c’est moi qui « gagne ».
Prochaine étape : meubler (et nettoyer).

Entre temps, nous sommes en mai et entre 2 averses nous faisons
un tour en moto, direction Hagenthal, l’atelier de Holler pour une démonstration de zincographie (voir photos).
Ce week-end (21 Mai), séance de pêche : les Pérez se sont aménagé en biotope et nous, nous devons vider le bassin pour pouvoir le refaire. Autant leur donner des plantes et des poissons.
En voilà quelques uns de casés. Les prochains risquent une destiné plus mouvementée, puisque nous comptons les relâcher dans le Sauruntz. Tiens cela me rappelle un autre lâcher clandestin dans ce ruisseau, à savoir ma collection de Reiser….Pour finir, une page politique : Chirac était en Alsace hier samedi pour une choucroute et accessoirement l’inauguration du tram-train de Mulhouse ainsi que d’un pont à Fessenheim. Petits potins : il aurait bu 4 bières (sans roter ?) et mangé 2 bretzels (la nourriture des présidents..) sans s’étouffer. Tout va bien, la France est et reste un grand pays. Pendant ce temps, Sarko tentait de convaincre les Maliens de rester au Mali. De Villepin de son coté comptait les cadavres de moustiques chicungougnés à la Réunion. Le général Rondo, lui, veut bien aller chez les juges mais pas leur parler. La nouvelle la plus effroyable de la semaine était que le « corbeau » de l’affaire Clearstream est Polytechnicien. Dans quel monde vivons nous ?